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 Time to get out - Beth & Daryl -

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▲ Date d'inscription : 02/03/2015
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MessageSujet: Time to get out - Beth & Daryl -   Mer 25 Mar - 16:58

Time to get out

Beth Greene & Daryl Dixon


« You need to learn to survive. »
J’étais à l’entrée de ma tente,  attrapant une clope dans un paquet que j’avais chipé il y a quelques jours. Le soleil venait de se lever, baignant la prison d’une lueur claire, réchauffant peu à peu le paysage. Je m’asseyais dans l’herbe contemplant ce tableau à travers les volutes de fumée. Il était de plus en plus rare d’avoir droit au calme. Au départ, nous n’étions pas nombreux, pas plus d’une poignée, chacun pouvant prendre ses aises dans les blocs sans gêner qui que ce soit. Puis d’autres étaient venus, avaient été recueillis, et le bruit avait commencé à faire son apparition dans la prison…
J’ai toujours été discret, à part, alors quand le bruit s’est installé dans les blocs et que le monde ne cessait de véhiculer d’un coin à l’autre de l’endroit, je me suis de nouveau isolé. Et pour être enfin plus tranquille j’ai opté pour une tente dans le parc extérieur de la prison. Au moins ici on me laissait plus facilement tranquille et le bruit n’était pas un souci. C’était, bien sûr, parfait de retrouver autant de survivants et de les accueillir, de former un semblant de communauté civile, mais à mes yeux ça ne pourra pas durer. Tout bonheur a une fin, on a suffisamment vécu pour le savoir à ce jour…

Je finis ma cigarette et l’écrasais avant de me lever. Le monde commençait à s’éveiller dans la prison. J’entendais même Lil Ass Kicker commencer à brailler et j’inspirais longuement avant de me pencher dans l’ouverture de ma tente pour récupérer mon arbalète, mon stock de carreaux et de glisser à ma hanche mon couteau de chasse. Puis je descendais la butte en haut de laquelle j’étais perché pour me rendre à l’entrée du portail de la prison, là où attendait ma bécane sagement.
Ce matin, je devais  retrouver Beth. Depuis peu de temps je l’aidais à mieux se défendre contre les rôdeurs, savoir déceler les bruits qui les distinguent des humains en pleine forêt, comment leur échapper, les traquer, les tuer. Mais aussi apprendre à se défendre contre un humain… Après l’affaire du Gouverneur, il est primordial de savoir se défendre, nos murs ont déjà chancelé une fois alors ça pourra toujours arriver une seconde fois…

J’attendais, adossé quand je la vis descendre le chemin entre le bâtiment et le portail. Je lui fis un signe de tête en guise de salutation, jamais très doué avec tout ça. Puis je regardais son sac à dos : « Tu as réussi à récupérer des armes ? » Lorsque je lui avais appris, la veille, que nous allions sortir pour s’entraîner sur terrain je lui avais indiqué de prendre avec elle une machette ou un couteau. S’il fallait travailler son endurance alors ce serait avec arme. Je ne savais si elle avait ébruité ou non le fait que je l’entraînais, beaucoup se bercent dans l’illusion que l’on est sauf ici et que rien ne pourra nous arriver. Carol donne même des cours aux gosses… Alors le fait de s’entraîner ne plaît jamais à grand monde…
Je la laissais me répondre et une fois qu’elle m’eut certifié que c’était bel et bien le cas j’eus un nouveau hochement de tête avant de monter sur ma bécane et à l’inviter à faire pareil. « Alors grimpe, on y va. » Je fis un signe à l’un des nouveaux qui été posté à la grille, dont le nom m’échappait totalement, et il l’ouvrit, nous laissant filer en direction de la forêt. Je décidais de m’éloigner un peu de la prison, préférant au cas où quelqu’un se déciderait à nettoyer les quelques rôdeurs trainant aux alentours du grillage. Pour entraîner Beth il fallait que je nous perde un peu dans la forêt…
Après quelques temps j’arrêtais le vrombissement du moteur, calant la béquille et laissant Beth descendre avant d’en faire de même. Je regardais la forêt qui nous tendait les bras, le silence qui régnait désormais avant de lui jeter un coup d’œil : « Prête ? »

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Daryl Dixon

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MessageSujet: Re: Time to get out - Beth & Daryl -   Jeu 26 Mar - 11:45

   


       


   
Daryl & Beth
Time to get out
J'ai les yeux grands ouverts. Je ne sais pas exactement depuis quand, mais le soleil n'était pas encore levé lorsque je me suis réveillée: Sauf que je n'avais pas envie de bouger. Je sais ce qui m'attends dans la journée: Travail, travail..et travail. Non pas que ça me déplaise, mais parfois il m'arrive de me sentir nostalgique et triste. Mon ancienne vie me manque et ce qui me brise encore plus le coeur, c'est de savoir qu'il y a très peu de chances pour que ça s'arrange. Non loin de ma cellule, se trouve celle de Rick: Et donc de Judith. Depuis sa naissance, je suis celle qui s'occupe d'elle, qui chante des chansons pour la calmer et l'endormir, qui lui donne son biberon à heures fixes...Mais ça me va. J'aime m'occuper des enfants, ça me permet de garder les pieds sur terre, d'avoir un peu d'espoir. Elle a survécu à sa naissance et à ses premières semaines sur cette nouvelle Terre infectée...Pourquoi d'autres enfants ne le feraient-ils pas alors? Oui, pour moi, Judith est le signe qu'un futur est possible. Et la prison s'éveille doucement. Les nouveaux venus que certains appellent les "intrus", commencent à se lever, à faire du bruit. Personnellement, je ne suis pas spécialement mécontente de leur présence: Vivre avec nous dans la prison leur a sauvé la vie, alors en quoi ce serait mal? Pourtant, certains se méfient encore. Qui vivra verra, de toute façon... Finalement, je soupire et me lève, fatiguée de fixer du regard le plafond de ma cellule. Ici, l'intimité n'est pas réellement de mise, mais c'est toujours mieux que de dormir dans la forêt ou encore entassés dans une seule et même pièce. Franchement, je n'ai pas à me plaindre à ce niveau là. Après m'être étirée et passé un peu d'eau sur le visage, je sors de ma "chambre", sans oublier de prendre mon couteau. Beaucoup son debout, y compris mon père, ma soeur, Glenn et beaucoup de nouveaux venus. Des enfants aussi. Je souris en les voyant rire, se taquiner. En les voyant être de simple enfants et non pas des petits êtres qui courent pour fuir des zombies.  

Discrètement, je traverse les couloirs, saluant les gens que je croise d'une voix légère: Ce matin, pas de travail pour moi et j'ai réussi à m'arranger avec Rick pour ne pas avoir à m'occuper de Judith exceptionnellement. Pourquoi? Je ne l'ai encore dit  à personne, tout simplement parce que si je disais la vérité, on m'empêcherait de faire ce que je veux. Le fait est que, depuis quelques temps, Daryl m'apprends à me défendre. Aujourd'hui, si nous voulons survivre, nous devons absolument savoir nous battre: Ma soeur a appris, de même que beaucoup de femmes de la prison. Je suis encore l'une des seules à rester sans défense, les bras ballants devant les walkers, a être seulement bonne à courir pour leur échapper. Alors oui, Daryl m'aide, il m'apprend. Et ça me rassure qu'il croit en moi à ce niveau là, qu'il ne me voit pas forcément comme une petite fille fragile et incapable de prendre soin d'elle même. Je suis beaucoup plus qu'une gardienne d'enfants et ça me fait plaisir qu'il s'en rende compte. Je le rejoins donc comme toujours devant la prison et lui lance un "bonjour Daryl" accompagné d'un sourire, me sentant déjà de meilleure humeur. Lui me répond par un vague signe de tête, ce qui me fait sourire de plus belle. Il me demande si j'ai pris une arme et hoche la tête en levant légèrement mon débardeur, montrant le manche du poignard que j'ai réussi à prendre hier soir, ni vu ni connu. Puis je le regarde monter sur sa moto, avant de faire de même: Mon père serait certainement furieux de me voir monter sur un deux roues...Mais personnellement, j'ai confiance. Je m'accroche donc à la veste de Daryl, ne sachant pas réellement comment me comporter dans ce genre de situation et le laisse me conduire à l'endroit où nous allons nous entraîner aujourd'hui.

Une fois sur place, je regarde tout autour de moi: La forêt à perte de vue. Le silence. Je frissonne: Je n'ai plus l'habitude d'être dans un espace aussi calme. Mais je me force à me calmer, à ne pas paniquer avant de me tourner vers Daryl. "Oui, prête. Qu'est-ce que je dois faire?", demandais-je tout en sortant mon couteau de sa cachette.


       
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MessageSujet: Re: Time to get out - Beth & Daryl -   Ven 27 Mar - 0:50

Time to get out

Beth Greene & Daryl Dixon


« You need to learn to survive. »
Beth arrivait vers moi. Comme toujours elle rayonnait. Voilà plusieurs moi que notre groupe avait rejoint sa famille. Du temps où la ferme des Greene tenait encore debout et n’était pas envahie de rôdeurs. Depuis Beth, sa sœur et son père étaient avec nous. Nous avions tous traversé des moments complexes et je ne sais trop comment on a fini par arriver à être tous aussi lié les uns aux autres. Mais nous n’avions pas perdu espoir. Beth y était pour quelque chose. Bien qu’effacée lors des raids, des chasses, du temps où nous nous déplacions en groupe, elle restait aux côtés de Lori et Carol, sans prendre les armes. Mais elle se battait aussi à sa manière. Nous redonnant courage grâce à sa voix. Elle chantait pour nous. Rayonnait pour nous. Ne nous faisait pas perdre espoir et sombrer. Et aujourd’hui encore, c’est le cas.

Elle me salut et je lui réponds brièvement, sachant qu’elle ne se braquera pas suite à cela de ma part. Elle commence à me connaître, elle sait que je ne suis pas du genre à donner de l’importance à ce genre de futilité. Mais je remarquais son sourire amusé et détournais le regard avant de vérifier si elle avait bel et bien pu récupérer de quoi se défendre. Aujourd’hui, ce n’est pas dans un des recoins de la prison que l’on s’entraînerait, mais plutôt directement sur le terrain. Quoi de mieux qu’un véritable rôdeur pour apprendre à s’en débarrasser ?
J’opine lorsqu’elle me montre son poignard et l’invite à monter derrière moi. Cette fois, ce ne fut pas à moi d’être gêné. Elle n’osait vraiment s’accrocher ou plutôt ne savait pas trop comment s’y prendre, sachant que je n’étais pas à l’aise avec le contact. Mais en moto c’était autre chose. Je la laissais s’accrochais, à mon tour amusé, réprimant un sourire, une simple esquisse s’affichant le temps d’une seconde sur mes lèvres qu’elle ne remarqua pas comme je lui tournais le dos. Puis l’on filait sans plus de cérémonie.

Je nous emmène jusqu’à la lisière de la forêt, je remarque son frisson. Il faut dire qu’elle est désormais habituée à la prison, son confort et ses murs protégeant du vent et du froid. J’avais personnellement décidé de me rabattre sur une tente en extérieur. Pourquoi ? Pour la plénitude de l’extérieur. Le calme. La tranquillité. L’intimité. N’étant pas du tout du genre à supporter les colocataires en grand nombre…
Elle se reprit rapidement, décidée à se lancer dans ce nouvel entraînement. Je calais mon arbalétière à poulie dans mon dos, décidé à l’utiliser quand cas extrême et pour apprendre à Beth à s’en servir. Mais plus tard. Pour l’instant, c’était au poignard qu’il fallait la former. Alors je sortis mon couteau de chasse et fis un geste de tête vers la forêt : « Suis-moi, écoute bien et n’oublie pas de regarder autour de toi. » Dis-je en la fixant un instant.

Je m’engageais alors m’enfonçant dans la forêt. Elle est dense. Son avantage peut-être de ralentir les rôdeurs, mais nous-même en somme ralentis… L’odeur du bois a par contre l’avantage de dissimuler quelque peu notre propre odeur, rendant plus complexe notre traque par les zombies… Ce qui n’est pas rien. Mais il arrive souvent qu’ils nous surprennent plus dans les bois. Pourquoi ? Parce qu’ils se dissimulent derrière les arbres, leurs bruits sont masqués par les sons naturels de la forêt, si bien que l’on peut souvent se retrouver face à un rôdeur sans l’avoir escompté.
C’est pour cela que je lui conseillais d’écouter, d’être attentive, et de prévoir, de voir venir les rôdeurs. Soudain, un bruissement. On aurait pu croire au vent faisant vibrer les feuilles, mais je tournais la tête vers Beth, lui faisant signe d’écouter le son : « Bien trop long pour n’être que le vent, trop lent pour être un humain. » Résumais-je avant de lui faire un signe de tête, d’abord vers un tronc d’arbre, puis, la seconde suivante, un rôdeur sorti de derrière le fût de l’arbre. Le rôdeur avançait vers nous, désireux de planter ses dents pourries dans notre peau pour son repas.
Mais j’attrapais Beth par le bras pour qu’elle recule, l’empêchant de s’élancer et disant : «  Tu es petite, sers-toi de ça, évite ses bras, faufile-toi derrière lui, tu seras moins menacée par sa mâchoire. Et alors tu pourras planter son crâne. » Je la fixais un court instant pour être certain qu’elle avait compris ce que je lui expliquais, je fis un hochement de tête, manière implicite de lui dire que je saurais agir si jamais ça tournait mal, affermissant ma prise sur le pommeau de mon couteau. « Tu peux le faire. » Ajoutais-je pour l’aider à se lancer. Mais je savais qu’elle le pouvait.
Beaucoup prenait Beth pour une jeune fille frêle et fragile. Mais au fond, elle ne l’était pas. Loin de là. Sinon elle n’aurait pas survécu jusqu’à ce jour. Sinon elle ne serait pas là, à me demander de l’aider à apprendre, à devenir autonome, et c’était sa détermination qui m’avait convaincu. Elle avait été faible, de la pire des manières, mais avait évolué. Et ça, je le lui reconnaissais bien.  

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MessageSujet: Re: Time to get out - Beth & Daryl -   Ven 27 Mar - 14:04

   


       


   
Daryl & Beth
Time to get out
Dire qu'au début, Daryl me faisait un peu peur. Lorsque Rick et les autres ont débarqué chez nous, je reconnais que j'ai été distante, perdue. Mon père, ma belle-mère, mes cousins, ma soeur et moi, nous n'avions plus vu de personnes "en vie", depuis tellement longtemps! C'était inattendu, et étrange. La première chose dont je me souviens, c'est de Carl, gravement blessé, et de mon père, en train de se battre pour le soigner. Il y a passé des heures, tout en devant gérer un Rick très perturbé et en colère. Triste, dévasté. Puis les autres sont arrivés. Ils étaient assez nombreux, plus nombreux que nous. Donc oui, j'avoue que je n'étais pas sereine au début. Je les ai vus installer leur campement juste devant chez moi...Et il y avait Daryl. Il était plus froid, plus distant que tout les autres et dégageait quelque chose: Une sorte de force, d'aura qui m'empêchait d'aller réellement lui parler. Au tout début, je n'osais pas vraiment aller vers lui: Pourquoi? Aucune idée. C'est après quelques temps que je me suis dit qu'en réalité, il devait y avoir tellement plus que sa mauvaise humeur apparente. Et je me suis rendu compte qu'au delà de la méfiance, il s'agissait surtout de timidité. Ou d'une forme de timidité. Et j'ai toujours respecté cela chez lui, c'est un bon trait de caractère. Aujourd'hui, je le connais mieux et je commence à voir clair dans son jeu, reconnaitre ses mimiques, ses expressions, je lui tient même tête maintenant! Son air de dur ne m'impressionne plus autant et lui confierait ma vie les yeux fermés.

D'ailleurs, c'est clairement ce que je suis en train de faire là, tout de suite. Alors que nous sommes dans cette forêt qui, même en pleine journée, n'est absolument pas rassurante: j'ai assez confiance en Daryl pour rester seule ici en sa compagnie. En fait, je ne me pose même pas la question. Pas tellement rassurée à l'idée de croiser des walkers, je sors mon poignard. Daryl me demande de le suivre tout en me précisant que je dois être prudente, de regarder autour de moi. Pas besoin de me le dire, mes sens sont déjà tous en alerte. J'hoche machinalement la tête, les sourcils froncés, mes doigts serrant le manche de mon poignard. Et ensembles, nous entrons dans la forêt, silencieusement. Je regarde un peu partout, mon coeur se mettant à battre plus vite. Je sent ma respiration s’accélérer légèrement mais me force à me calmer. Je n'aurais pas le droit de paniquer si jamais un walker m'attaquait en situation "réelle", sans personne pour me protéger. Alors je prends une profonde inspiration et continue à avancer, motivée. Et soudain, ce bruit. Un bruissement pourtant léger, que je perçois pourtant comme si c'était aussi fort qu'une explosion. Sur le coup, je sursaute et Daryl me fait signe de m'approcher de lui. Apparemment, ce n'est pas un animal qui bouge, ni même le vent qui fait se mouvoir les branches des arbres. Je fixe alors l'arbre qu'il me montre, sentant la pression monter d'un cran. Et si jamais c'était un walker? Et si jamais je ne réussissait pas? Et si je n'étais pas assez forte?

L'homme sort de sa cachette. Ou plutôt, la chose qui avait été un homme il y a encore quelque temps. Les premières secondes, je reste figée, le regardant marcher, les yeux légèrement écarquillés. Bien évidemment, j'ai déjà vu des walkers de près, j'ai même failli mourir à de nombreuses reprises...Mais là, le contexte est différent. Je vais devoir l’abattre. Seule. Soit. Et, alors que j'allais me préparer à avancer vers lui, je sent la main de Daryl se poser sur mon bras, me faisant sursauter à nouveau. Qu'est-ce qu'il est silencieux, je ne l'avais même pas vu bouger pour m'attraper! "Aller derrière lui. Éviter les bras et la mâchoire. Le tuer...D'accord. Je vais y arriver" Je regarde à nouveau le walker qui se trouve encore quelques mètres plus loin. Pourquoi est-ce que j'ai paru si peu sûre de moi en disant ça? La peur, l'angoisse me noue l'estomac, mais pourtant je sais que je vais devoir m'y coller. C'est obligé. Daryl croit en moi, me dit que j'y arriverai: Je ne suis pas seule. Pas encore. A nouveau, je prends une profonde inspiration et, mon poignard toujours à la main, je me dirige lentement vers le walker, qui ne m'as pas encore remarquée. Tout en le fixant du regard, je fais attention où je marche: Le moindre petit bruit attirerait son attention et là, je serais comme qui dirait, en difficultés dès le départ. Et finalement, le pire arrive. Je me fige brusquement lorsque mon pied écrase une petit branche séchée. Comme je le craignais, le walker entend le son, pourtant léger et se retourne. Sans céder à la panique, je me cache derrière le premier tronc d'arbre que je trouve, se tenant à mes côtés et attend. Plus les secondes s'égrainent, plus la pression monte. Le son affreux, les râles sortant de la bouche du monstre se rapprochent, signe qu'il arrive. Je ferme fort les yeux un instant avant de les rouvrir: Le walker vient de passer là, juste à côté de moi. J'attends qu'il ait fait quelque pas de plus et m'avance enfin, le bras levé, prête à le poignarder. Mais, je ne sais comment, il a su que j'étais là: Peut-être m'as-t-il sentie, et il se retourne. J'essaie d'être plus rapide que lui, évite ses bras comme Daryl m'as conseillé et lui plonge la lame de mon poignard dans sa tempe droite. Désarçonné, il tombe, m'entraînant dans sa chute...


       
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MessageSujet: Re: Time to get out - Beth & Daryl -   Mer 1 Avr - 13:21

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« You need to learn to survive. »
Chacun de nous avait étrangement évolué depuis le début de l’apocalypse. Beth en était le parfait exemple, elle qui était discrète et effacée, qui s’était tailladé les veines sans réelle conviction, qui avait perdu espoir et qui pourtant était toujours là, avec nous, plus souriante qu’elle ne l’a été. Motivée, déterminée, désireuse d’avancer et de continuer d’évoluer. Moi-même avait changé, beaucoup plus sociable et attentionné que je n’aurais cru possible de l’être. Voilà l’effet que le groupe avait sur moi, sur chacun de nous. Du moins, avec les anciens, il est beaucoup plus complexe d’être aussi fusionnel et relâché avec les nouveaux. Je ne les connais pas et ne suis pas sûr d’en avoir réellement envie…
Quoiqu’il en soit, Beth était désireuse d’apprendre à se défendre, je n’étais pas contre, nous avons beau vivre dans une sorte de palais doré pour le moment, on sait très bien qu’il ne tiendra pas indéfiniment le coup. Du moins, j’en suis certain. Le gouverneur n’a pas dit son dernier mot, les autres groupes de survivants doivent bien exister et nous n’avons pas choisi le lieu le plus discret au monde. Alors il est certain que nous aurons droit à de nouveaux défis, de nouveaux conflits et il valait mieux que chacun d’entre nous y soit préparé… Y compris Beth.

Nous avançons dans la forêt, je la sens stressée, ce n’est pas plus mal, ainsi elle sera plus avertie du danger. Je craignais qu’elle n’ait oublié après tant de temps passé dans la prison, c’est le souci quand on ne sort pas souvent de l’enceinte du campement, on perd l’habitude de devoir faire face à des rôdeurs sans qu’un grillage les tienne à distance… La tension monte en Beth, je le sens à son regard sérieux et attentif, même si elle tente au mieux de se contrôler. Puis, un mort daigne enfin sortir de sa cachette et s’avancer vers nous. L’occasion pour Beth de s’entraîner et d’améliorer sa technique au couteau. Ça n’allait pas être sympathique, comparé à la machette, l’arc ou l’arbalète, le coup est donné bien plus proche, les sons désagréables et l’odeur sont d’autant plus terrible, mais elle avait choisi le couteau, on commencerait donc par cela. Puis une fois qu’elle s’y serait faite, alors il sera bien plus simple de lui apprendre à se défendre autrement.
Beth sursaute, son ouïe alerte ne lui a pas fait rater le frottement des pieds déchiquetés du rôdeurs contre les feuilles et branches gisant sur le sol de la forêt. Je sens la tension raidir Beth alors qu’elle fixe sans ciller l’arbre que je lui montre, là d’où venait le bruissement. Je la tire en arrière pour qu’on se recule du rôdeur alors qu’il continue d’avancer vers nous avec envie. Le but de cela est de gagner du temps, de permettre à Beth de se calmer car elle a réellement les nerfs à vif. Je lui explique la manœuvre à suivre, elle m’écoute attentivement avant de répéter les étapes avec sérieux, les intégrant un peu plus et j’opine lorsqu’elle ajoute qu’elle va y arriver. Il me semble qu’elle essayait plus de se convaincre que d’annoncer une certitude. Je relâche le bras de la jeune fille pour qu’elle puisse être libre de ses mouvements et s’attaquer au rôdeur. Pour ma part, je ne lâche ni l’un, ni l’autre de mon regard, calculant l’avancée du mort-vivant tout en surveillant Beth pour qu’elle ne fasse pas un faux pas qui l’entraînerait dans une situation délicate. Dans tous les cas, j’étais sur le qui-vive, prêt à m’interposer si le rôdeur s’attaquait de trop près à elle.

Elle se lance alors, le fait qu’elle soit fine, petite et agile joue en sa faveur la rendant plus discrète aux yeux du mort. Elle ne fait pas de bruit, je ne bouge plus laissant le rôdeur s’avancer vers moi, me prenant pour sa proie alors qu’il est lui-même la proie de Beth. Tout semblait bien parti quand un craquement me fit froncer les sourcils et affirmer ma prise sur mon couteau de chasse, prêt à donner un coup. Je détourne mon regard du mort pour voir Beth figée, pâle, fixant le regard vide et avide du rôdeur qui s’avançait alors vers elle. Je pestais, mais ne fis pas un geste, voyant Beth se dissimuler derrière un tronc, ne cédant pas  à la panique plus longtemps, usant de ce qui l’entoure pour lui donner un avantage. Mais le rôdeur est toujours attiré par elle… S’énerve de ne plus la voir et râle de plus belle, son désagréable, à la fois gras et sec, écœurant à souhait.
Je m’avance sans bruit lorsque le rôdeur dépasse le tronc derrière lequel est dissimulée Beth. Je retins ma respiration, attentif au moindre geste de la part du monstre comme de la part de Beth, continuant d’avancer en prêtant attention à mon environnement. Puis elle se lance, je vois sa lame fuser avec rapidité, viser le crâne, mais le rôdeur ne se laisse pas frapper facilement, il la sentie… Je fixe Beth en me pressant, voyant qu’elle parvient avec brio à éviter les membres du rôdeur puis j’entends le bruit de la lame qui transperce la chair. Mais a-t-elle bien visé. Mon inquiétude gagne un grand quand je vois le rôdeur tomber sur Beth et je réduis la distance entre elle et moi aussi rapidement que possible. Dès que je suis à sa hauteur, je tire violemment sur le rôdeur pour l’enlever de Beth. La lame de celle-ci est plantée dans le crâne du rôdeur et s’extirpe facilement tellement elle sert violemment le pommeau. Je rejette le rôdeur et tend la main à Beth pour qu’elle se redresse : « Pas de casse ? » La questionnais-je en examinant rapidement sa peau à découvert à la recherche de la moindre morsure, ou blessure. « C’est le vent qui a joué en sa faveur. Il t’a sentie… » Avouais-je pour expliquer le changement soudain d’orientation du rôdeur qui avait failli faire rater Beth. « Tu t’en aies très bien sortie, tu as très bien réagis en te cachant. » Avouais-je pour qu’elle ne perdre pas courage, qu’elle garde confiance et qu’elle sache que c’était déjà beaucoup pour une première sortie. Puis je la fixais en demandant enfin : « Tu te sens comment ? »

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